Ce rapport, rédigé en septembre 2019 par Benjamin Grenard, praticien en Souffle-Voix (pneumaphonie), évalue l’impact de cette discipline dans le cadre de l’eïnophonie (association avec l’eïnothérapie) auprès de résidents d’un EHPAD présentant des troubles du comportement. Malgré des conditions physiques et mentales limitées (surdité, perte de tonus, fatigabilité, troubles cognitifs), les résidents ont montré des progrès significatifs : amélioration de la concentration, capacité à chanter juste malgré la surdité, redressement postural, apaisement des délires, meilleure mémoire contextuelle et expression de bien-être. Le Souffle-Voix, adapté à leur fragilité (posture assise, formules simplifiées comme « Alléluia »), a permis de réveiller l’« élan vital » par une respiration profonde et une pulsation corporelle naturelle, favorisant des moments de joie, de communication et de lucidité ponctuelle. Bien que les effets ne se soient pas encore traduits en améliorations mesurables au quotidien (sommeil, AGGIR), les résultats sont jugés remarquables compte tenu du peu de temps de pratique et de l’âge des participants.
Souffle et voix en Ehpad

